Je lis vos textes avec mes yeux, ma tête, mon histoire, mon métier. Cela me prend du temps et cela vous demande de la patience. Je me creuse la cervelle pour trouver les mots justes qui vous aideront à avancer, craignant toujours de blesser tant je sais que, si écrire est difficile, être lu l’est tout autant, plus parfois. Sans céder pourtant à la sincérité sans quoi l’exercice serait de peu d’intérêt. En retour, je reçois des mots pleins de gentillesse et cela me touche à un point que vous n’imaginez pas. Une fois, une seule fois, un auteur ne m’a fait aucun retour sur mon travail. Silence. Cela m’a attristée. Voilà donc à quoi ressemble mon petit algorithme personnel qui, au-delà de la technicité de ce travail de coach littéraire et éditorial, convoque les mots de l’émotion, de l’empathie, de la bienveillance. Une IA générative n’a peut-être pas ce vocabulaire à sa disposition et cela lui fait gagner du temps. Moi j’aime le temps que ce vocabulaire me fait perdre.