« J’ai compris la nécessité des mots concrets, des phrases courtes, des détails vrais, pas trop nombreux, mais qui puissent frapper et faire voir. L’enfant est avide de ces précisions. S’il y a un goûter, il faut qu’il sache ce qui le compose, afin d’en arriver à se dire : « Comme je voudrais être avec eux et manger de leur gâteau ! » Si l’héroïne cueille une fleur, il faut qu’on sache quelle fleur elle cueille, et si le héros travaille sagement chez lui à ses devoirs de classe, il faut qu’on sache dans quelle pièce il se trouve et de quelle couleur est son cahier. Ne jamais « filer » une phrase. Ne jamais chercher à faire joli. »
Colette Vivier à Isabelle Jan, 1969. Pour ceux et celles qui se promènent par ici et se demandent pourquoi la modernité de Colette Vivier m’impressionne autant…